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Articles

Maître Serymaru...MANGA

Aujourd'hui j'a eu l'occasion et la chance d'avoir eu mon portrait réalisé par le talentueux mangaka Serymaru. Je suis incapable de vous parler de Manga, ce mouvement qui est un art qui nous vient du japon et dont les français sont très friands. Dans ma volonté de faire découvrir à mes enfants la magie du dessin (et la culture japonaise qui me fascine), on ne pouvait pas mieux trouver que cet artiste qui a su nous croquer en quelques minutes et qui a fait ressortir le trait de caractère de chacun de nous. Me voici donc avec mes trois enfants (telle une matriarche qui veille sur sa progéniture^_^), dont un judoka (qui n'a pas encore la ceinture orange), un grand garçon qui a des airs de Tom Sawyer ou Hucklberry Finn et une petite ballerine, espiègle et au tempérament de meneuse. Serymaru propose dans ma commune une fois par mois des cours d'initiation à l'art du manga.  Vous pouvez retrouver ses réalisations sur sa page facebook ou sur son site serymaru-no-…
Articles récents

"Honni soit le héros moderne"

Après m'être exprimée en prose dans une précédente publication sur l'acte héroïque de Mamoudou Gassama, voici la poésie de ma tendre amie. Ses mots si sincères, tellement forts.
"Il faisait peur il faisait froid, Les abîmes grondant  autour de moi, Les pieds nus  et les yeux humides, Le coeur gros et les mains vides, J'ai vaincu la peine, j'ai connu la peur, les vents contraires  essuyant mes pleurs, Homme blanc pour arriver chez toi, Toi qui me croise mais ne me regarde pas Dans tes rues sales traînant mes pas Ton ciel blême au-dessus de moi;
J'ai entendu la rumeur qui jaillissait, Et mon destin  qui m'appelait,  En haut de ce colosse  aux pieds d'argiles, Pendait cette vie à un mince fil, J'ai entendu les voix hurlant en moi, Cours, vole, il n'y a qu'un pas, Cueille dans tes paumes la vie qui bat, Là-bas vers le soleil il y a un ange qui t'appelle."
Chadia.

La berceuse des amants

"L'aube claire a raison, il faut taire la peine, il faut taire son nom.
La rosée effacera son image,  bientôt ne restera q'un mirage.
Qu'importe ce que la nuit  chuchote inlassablement, elle doit se taire la berceuse des amants. Ses notes grinçaient depuis bien trop longtemps."
Chadia

"L'héroïsme est un luxe qui n'est pas à la portée des faibles et des gens de petite foi" *

Pour commencer, je tiens à préciser que ce blog n'a jamais eu pour vocation de donner dans les faits divers, mais à parler du beau, du puissant, de l'inattendu et ce au détour d'un roman, d'une pièce de théâtre, d'une toile ou d'un film. Pourtant aujourd'hui c'est d'un fait dont je veux parler, autour duquel le plus beau et le plus laid de la nature humaine se sont téléscopés. Le plus beau étant évidemment le sauvetage spectaculaire de ce petit garçon par Mamoudou Gassama, 22 ans, sans-papiers, arrivé péniblement du Mali il y a quelques mois et devenu un "vrai" super-héros!
Dernièrement, j'écoutais sur France inter Belinda Canonne parler d'émerveillement. Parfois un rien peut nous émerveiller. Aussi j'ai réfléchi à ce qui pourrait être source d'émerveillement dans notre quotidien parfois routinier où l'agitation, la pollution, le zapping d'une société où tout doit aller vite, changer, être remplacé, consommé et JETÉ.…

Une muse très inspirée...

Ce monde manque de poésie, abreuvons nous aux mots de Chadia. Ces mots, ces poèmes sont les siens, baudelairienne dans son style. Ecrire sur la mélancolie, le désenchantement, la tristesse, la décomposition de ce monde...quoi de plus exaltant!

Savourons....

" Le feu a rencontré la glace,
Dans une étreinte improbable
ils se sont consumés.

Une union terrible et fugace
Que l'air et la terre ne sauraient allumer.

De l'aube au crépuscule,
le ciel fut leur couche consacré,
Quand la nuit a éteint la braise
de cet amour contrarié,
de ces orphelines cendres
la lune s'est parée."

Chadia.

La poésie pour mieux voir et mieux ressentir...

L'aube se glisse sous les draps,
mon corps s'éveille tout bas,
les doigts dansent sur cette couche blême,
la lumière brille sur mon front
comme un diadème.
Le matin est si long à venir,
dans mes bras il n'y a personne à tenir,
il faut pourtant rejoindre la terre ferme,
à ce doux songe mettre un terme.
La vis s'affole
La vie s'ébat,
Vite, vite retentissent mes pas.

Chadia.

Une palme d'or 2018 jubilatoire

Parfois le festival de Cannes peut nous faire oublier que le cinéma n'est pas qu'une industrie mais avant tout un art. D'aucuns pourraient regretter l'absence de certains cinéastes dans ce palmarès 2018; je veux bien croire qu'il y a eu des chefs-d'oeuvre non récompensés, nous attendrons quelques semaines ou quelques mois pour les voir sur nos grands écrans.  Le film pour lequel Hirokazu Kore-eda a été récompensé cette année "une affaire de famille" est décrit comme étant le meilleur de sa filmographie, il reprend ses thèmes favoris sur les liens familiaux, l'abandon, le déclassement social en poussant la charge plus loin. La qualité d'observation exceptionnelle de son cinéma nous offre des scènes d'une grande beauté et sensibilité. La réalisation n'est pas dénuée de poésie qui se passe parfois de mots et prend sens dans les images. Je vous ai déjà parlé de son précédent film "the third murder" sorti en mars 2018, qui traite…