Accéder au contenu principal

Trouver refuge dans la littérature...


...ou devrais-je dire dans l'art! puisque la vie ne suffit pas et que l'on arrive à un stade ou comme Thomas Bernhard on en vient à détester le genre humain mais que l'on ne peut se passer des gens, l'art peut être un moyen de partager, d'éclairer ses propres interrogations sans pour autant faire de la théorie (puisque j'en suis parfaitement incapable).

L'amour, le désespoir, la douleur, le chagrin, la sensibilité exacerbée, un esprit trop actif, des déceptions en cascade et cela suffirait presque à vouloir se soustraire au commerce des hommes tel un misanthrope.

Camus dit l'amour le plus pur à sa bien-aimée, Jourde exprime l'amour le plus inconditionnel à son fils disparu trop tôt, Cioran nous fait virevolter sur les cimes du désespoir avec sa verve cinglante et sa pensée qui va étudier les moindres recoins de l'âme tel un spéléologue.

Alors, la mélancolie peut certes être une maladie pour certain, mais je préfère la conception de Victor Hugo "la mélancolie, c'est le bonheur d'être triste".

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Petit pays, Gaël FAYE..un hymne à l'innocence perdue.

Editions Grasset, rentrée littéraire 2016, 215 pages. Résumé Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son "petit pays", le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire. Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de coeur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur...L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.                Gaël Faye nous offre un magnifique roman sur l'enfance. Il montre comment la violence finit par s'insinuer dans les âmes les plus innocentes pour les saccager. Cette violence et cette peur qui prendront place petit à petit et qui dissoudront l'insouciance de l'enfance pour laisser place à l...

L'Orangeraie, Larry TREMBLAY

éditions de la table ronde, 2015, 152 pages. Résumé de l'éditeur Les jumeaux Amed et Aziz auraient pu vivre paisiblement à l'ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s'empare de leur enfance. Un des chefs de la religion vient demander à leur père de sacrifier un de ses fils pour le bien de la communauté. Comment faire ce choix impossible? J'ai eu la chance de découvrir ce magnifique livre sur la chaîne de "My pretty books" et quelle lecture envoûtante et révoltante! Larry Tremblay dans une écriture toute en douceur, et dans un style presque poétique nous montre tout le mal et l'absurdité qui émanent d'une guerre et ébranlent des vies. Les mots clés de ce roman sont "guerre", "religion", "enfance", "innocence", "martyr", "paradis", "sacrifice"...Pourquoi et comment la guerre vole l'innocence des enfants? C'est avec be...

Hématome, Maud MAYERAS...une auteure de thrillers prometteuse

HEMATOME, Maud MAYERAS, éd. Calmann-Levy 2006; livre de poche, 312 pages. Résumé de l'éditeur : Dans une chambre d'hopital, une jeune femme se réveille péniblement. Elle ne sait ni qui elle est, ni pourquoi son corps la fait souffrir : sa mémoire est comme effacée. A son chevet, Karter son compagnon, effondré, lui apprend qu'on l'a agressée puis violée. Dès sa sortie, Emma, assaillie par des flashs terrifiants, tente de reconstituer le puzzle de sa vie? Bribe par bribe, les souvenirs resurgissent, sans apporter compréhension ni réconfort. Emma croise des personnages de plus en plus inquiétant et la mort semble peu à peu tout recouvrir autour d'elle...          Quand on lit les quatrième(s) de couvertures, on pourrait presque se passer d'en dire plus tellement l'aperçu se suffit à lui-même pour inciter (ou pas) à la lecture. Or, je ne sais pas si je me serais spontanément dirigée vers ce livre s'il n'avait pas été écrit par une auteure d...